Éternuements en salves, nez qui coule, yeux qui grattent : le rhume des foins concerne un adulte sur quatre. Comment...
Allergies saisonnières : soulager le rhume des foins
Allergies saisonnières : comprendre et soulager le rhume des foins
Nez qui coule, éternuements en salves, yeux rouges et qui grattent, fatigue persistante : le rhume des foins touche environ un adulte sur quatre en France. Ce n'est pas un simple désagrément passager, et bien pris en charge, il se contrôle très correctement.
Reconnaître une allergie plutôt qu'un rhume
Quelques indices orientent vers l'allergie : les symptômes reviennent à la même période chaque année, les éternuements sont répétitifs, les sécrétions restent claires et fluides, les démangeaisons du nez, du palais et des yeux dominent, et il n'y a pas de fièvre. Un rhume viral, lui, évolue en une dizaine de jours avec des sécrétions qui s'épaississent.
Un calendrier pour anticiper
Les pollens se succèdent : arbres (bouleau, frêne, cyprès) de février à mai, graminées de mai à juillet — les plus fréquemment impliquées —, puis herbacées comme l'ambroisie et l'armoise de juillet à septembre. Les moisissures et les acariens, eux, gênent surtout à l'automne et en hiver. Consulter les bulletins polliniques régionaux permet d'adapter ses sorties et de commencer le traitement avant le pic.
Réduire l'exposition
- Aérer tôt le matin ou tard le soir, quand les concentrations sont plus basses.
- Se rincer le nez et les cheveux, et changer de vêtements en rentrant.
- Rouler vitres fermées et faire changer le filtre à pollen du véhicule.
- Éviter de faire sécher le linge dehors en pleine saison.
- Porter lunettes de soleil enveloppantes et, si besoin, un masque pour les travaux de jardinage.
Que peut-on faire sans ordonnance ?
Le lavage de nez au sérum physiologique ou à l'eau de mer, plusieurs fois par jour, élimine mécaniquement les pollens et améliore nettement le confort. Les antihistaminiques oraux de deuxième génération, moins somnolents, soulagent les éternuements, l'écoulement et les démangeaisons ; ils sont plus efficaces pris en continu pendant la période à risque qu'au coup par coup. Des collyres antiallergiques existent pour les yeux. Les vasoconstricteurs nasaux, en revanche, ne doivent jamais être utilisés plus de quelques jours : ils provoquent un effet rebond et sont contre-indiqués en cas d'hypertension. Signalez toujours vos autres traitements, une grossesse ou un allaitement avant de commencer.
Quand consulter
Un avis médical s'impose si les symptômes résistent malgré un traitement bien conduit, s'ils durent plusieurs mois, s'ils s'accompagnent d'une toux nocturne, d'une respiration sifflante ou d'un essoufflement — l'asthme est souvent associé à la rhinite allergique —, ou s'ils retentissent sur le sommeil, le travail ou la scolarité. Un bilan allergologique permet d'identifier précisément les allergènes, et une désensibilisation peut être proposée pour agir sur le fond plutôt que sur les symptômes.
Un point en pharmacie avant la saison
Nous pouvons vous aider à préparer la période critique : choix de la molécule la mieux adaptée à votre profil, bonne technique de lavage nasal, vérification des interactions et suivi de l'efficacité au fil des semaines.
Ces informations sont d'ordre général et ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
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